lundi 18 octobre 2010

de Charisma...

Ne pas se souvenir comment se connecter à son propre blog = le signe de la déchéance de l'écriture. Mais là, je reviens avec une gigantesque motivation... vous n'y croyez pas, je le sais bien, alors je vous explique. Profitant de mon dynamisme et de ma soif d'apprendre retrouvés, grâce à la formidable coupure de la troisième année, je me suis décidée à me remettre à écrire, mes travaux littéraires mais aussi ce blog comme une sorte d'entrainement hebdomadaire.
Il n'y aura pas de photos sur cet article parce qu'il parle d'un sujet plus personnel et plus éphémère, parce que j'ai besoin de vous faire partager ce qui se passe aussi à l'intérieur de ma tête. 
trois évènements qu'il faut relier entre eux et qui peuvent vous faire imaginer dans quel univers de découverte perpétuelle, de curiosité et d'enthousiasme je vis: 

  • mardi dernier: malgré le mid-term "d'introduction to american politics" du lendemain, j'acceptais l'invitation à dîner chez la président du secteur de sciences politiques d'Hopkins. J'ignorais exactement ce qui allait se passer, hormis le fait que ll'on serait 30 élèves parmi 800 qui vont se succéder tout au long de l'année dans les dîners organisés par la dean". En effet, la soirée était composée d'un repas qu'accompagnait une lecture donnée par un invité, choisi parce qu'en lien avec un des cours des étudiants invités. Pour mon cas nous étions tous là parce que nous avions tous choisi le cour " constitution and the criminal justice system" du professeur Grosmann. Le reste fut incroyable. L'invité du dîner auquel j'étais conviée était une avocate canadienne des droits de l'homme qui avait également officié à la cour suprême canadienne. Elle a fait son discours sur le droit à la vie privé, surtout dans des contextes de discrimination. Une femme brillante, intelligente, modérée et passionnée par ce qu'elle fait: motivant, ô combien, une bonne manière de se donner du courage pour étudier ses cours de droit constit. 
  • jeudi dernier: BSO: baltimore symphonic orchestra. Un ami local, Will, m'a proposé de l'accompagner au concert donné ce soir-là au sein du BSO. Le père de son ancienne "roommate" étant le premier violon de l'orchestre, je fus, ô combien bien traitée et bien placée ;) l'ensemble fut fantastique: du design de la salle à l'interprétation des morceaux sous la direction d'un maître d'orchestre de tout juste 17 ans!!! Un sentiment de joie profonde mais également de motivation envers une créativité renouvellée. 
  • ce soir même: une jam session dans la maison du même WIll et de ses collocs. Un violoncelle et une guitare: une improvisation. une maîtrise impressionante, une coordination harmonique.
Baltimore regorge de ces moments de création, d'invention pure réalisés par des artistes ou simplement des élèves qui ont trouvé dans l'art un échappatoire aux pesantes heures de lecture...une atmosphère incroyable! 

mardi 5 octobre 2010

les caractères (la suite)

Le temps passe toujours aussi vite... je pense à vous mais les mid-terms (partiels de mi-semestre) arrivant à grands pas, je passe davantage de temps à la bibliothèque et moins à arpenter le bitume baltimorien. Je continue donc la galerie de portraits des charmants gens qui m'entourent. Passons aux Américains de mon environnement proche:


les "boyfriends":


Nick: 



Nick est le petit ami de Claire, précédemment citée en tant que roomie de charme. Il a déjà fait quelques séjours en France dont il a gardé un certain bilinguisme et une haine profonde pour le boeuf bourguignon. Nick a le mérite d'égayer mes lundi matins difficiles puisque nous sommes dans le même cours de classics of political thought. C'est à lui que je dois ma plus grande découverte culinaire du moment "ice cream brownie": je vous explique le concept: un brownie classique recouvert de glace menthe-chocolat. une tuerie. Pas très gastronomique mais formidablement bon. 

Shay: 


Comme vous pouvez le constater sur la photo ici présentée, Shay est le petit ami de Chelsea. D'origine indienne et donc de son vrai nom Akshay, c'est grâce à lui que notre intégration à la frat s'est faite de manière aussi rapide et agréable, et que Clément et John-Arthur vivent désormais dans un appartement confortable et sympathique dans un bâtiment qui sent la bière et les pieds. Shay est vraiment très très cool, mais surtout il possède une particularité à laquelle je ne croyais pas en premier lieu: il ne porte quasiment jamais (cours exceptés) de tee-shirt. J'espère (principalement pour lui) que l'arrivée des frimas va changer ses habitudes vestimentaires mais rien n'est moins sur...

les collocs de Chloé: 

Tia: 


(Ici au premier plan, avec Clément en geek en arrière-plan). Tia est américaine et vient de Pennsylvanie. Elle n'est pas à Hopkins mais travaille à Baltimore. Tia est vraiment très drôle et pourrait représenter un échantillon d'américaine moyenne. Elle aime faire la fête et soutenir son équipe de football américain, Penn state. Je lui dois une reconnaissance éternelle parce que c'est grâce à elle que j'ai eu une de mes premières expériences américaines intenses: regarder un match de football américain en commandant des pizzas!!! thank you Tia! 

Ryan: 


Là comme ça on dirait pas mais Ryan est aussi l'archétype de l'américain moyen: blond, musclé...(néanmoins un peu petit), il vient de Floride. Ryan étudie les mathématiques à Hopkins et possède une vision un peu biaisée de la France. C'est quand même à lui que l'on doit cette réplique culte "mais en France, la musique que vous écoutez, ce sont uniquement des chansons américaines traduites non?" ... Non, Ryan nous ne vivons pas dans des kolkhozes sans électricité. Pour autant, il est adorable et réussi à redonner le sourire à tout le monde lors de nos longues soirées de travail dans les salles prévues à cet effet, en sortant de son chapeau (et de Youtube) les chansons les plus improbables de son répertoire. 

Ricardo: 


Ricardo est le colloc péruvien de la bande. Très sympathique et rigolo, il possède néanmoins un désagrément, avoir un sens de l'hygiène assez limité, ce qui lui a valu, à titre d'explication avec ses collocs, de voir son lit déplacé dans le salon pour le motiver un peu à nettoyer la salle de bain et la cuisine commune. Ricardo étudie la médecine à Hopkins et passe donc le plus clair de son temps à la bibliothèque, certes magnifique mais quand même, de notre établissement. C'est la première personne que j'ai vu en rentrer à 7h du mat!

Les Autres:

La liste des autres personnes de mon entourage est loin d'être exhaustive, sachez tout simplement qu'il s'agit dans le désordre de potes fait à la frat, de filles qui sont avec moi dans des associations... par manque de photos il va falloir cependant attendre un peu pour que je vous les présente... voici cependant un échantillon.

Amir, notre Maori national, qui est en fait égyptien.


Pour une raison qui m'est étrangère et que j'ignore je ne peux plus afficher de photos à la suite de cet article, les autres clichés seront donc pour le prochaine fois!!!














jeudi 23 septembre 2010

Mais avec qui je vis?!!!

Voici le post de la dizaine, c'est à dire celui que l'on poste une fois tous les dix jours. J'ai pris une résolution, je posterai surement moins long mais plus souvent, donc apprêtez vous à entrer dans les détails et les recoins de ma vie baltimorienne. En attendant (une résolution étant toujours quelque chose qui s'applique uniquement après l'avoir prise) voici un petit article pour vous faire découvrir avec qui je vis. Et oui, vous avez découvert les lieux, maintenant il s'agit de découvrir les gens.

les "Frenchies": 


C'est notre petit groupe d'immigrés. On est tous venus ensembles, on se sert les coudes et on s'aime bien. Pour être honnête je ne vais vous en présenter que 6 parce que la 7ème n'est pas notre " cup of tea" donc ça ne sert à rien que vous la connaissiez: elle ne fait point du tout partie de mon quotidien.

Clément:










Clément est une sorte d'être hybride, un mélange de supporter du stade rennais, de Stéphane Guillon, de OSS 117 et de François l'embrouille, mettez au blendeur et vous obtenez ce charmant jeune homme, fan de Raisinets (je ne me moque pas, je m'y suis mise aussi: je vous explique le concept: raisins secs entourés de chocolat: une tuerie). Il est d'autant plus fou, que c'est un de mes amis qui a décidé de vivre dans une Frat'house! Oui, vous avez bien compris, ces espèces de grand bâtiment qui sentent l'homme, les pieds et la bière, et dont la peinture tombe des murs. Mais en même temps je lui suis mille fois reconnaissante parce que grâce à lui j'ai pu rencontrer des gens géniaux et j'ai mon entrée dans la dite Frat house qui fait de loin les meilleures fêtes du campus.
Clément partage donc un appartement coquet au milieu des tables de beerpong avec....

John-Arthur: 






John-Arthur, dit JAP, c'est notre Ralph Lauren Guy à nous. Toujours la mèche dans le bon sens et bien mise, toujours bien sapé, possédant des polos ralph lauren dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Autant vous dire que sa gueule d'ange en fait craquer plus d'une (je ne citerais pas de nom...) et que les américaines se pendent à ses baskets. En attendant c'est nous qu'on l'a... 

Chloé: 

 




Notre petite Chlochlo nationale. Chloé est drôle. Déjà ça commence comme ça. Ensuite elle n'est pas douée, ce n'est pas contre elle, c'est comme ça. Elle s'est coupée un doigt en ouvrant la boîte de son vélo, elle renverse des choses. c'est Chloé. Mais on dirait une petite souris et elle adore les fringues, les chaussures et les sacs, alors autant vous dire qu'on est faite pour s'entendre. 

Guillaume:






dit el Rugby man. Mesdemoiselles, je vous laisse apprécier de vous même. Un petit rigolo en plus, pince-sans-rire (d'aucunes apprécieront) et qui sait monter des vélos (presque) à mains nues. En plus il est sur la voix du bilinguisme arabe (enfin presque) et il a ses entrées au club de rugby (cette fois-ci c'est moi qui apprécie grandement)!!! Bon par contre il vit avec un roux de 24 ans, divorcé et qui regarde Batman le dessin animé jusqu'à pas d'heure... mais personne n'est parfait. 

Aymeric:






Aymeric c'est le petit livre rouge, le côté communiste en moins, en fait ne gardez que le côté chinois. Un cinéphile aguerri aussi... et vous devriez voir son profil de parisien avec son foulard sur son petit vélo: dans les rues de Baltimore ça fait fureur. 

Voilà ma fine équipe du côté français. Maintenant les nouvelles recrues: le côté Américain de la chose. 

Mes Deux amours: 



Faites abstraction de John-Arthur, mes deux chéries, c'est Chelsea (à gauche) et Claire (à droite). Pour ceux qui ne seraient pas au courant de l'histoire, Claire était étudiante d'Hopkins en échange à sciences po l'année dernière. Je l'ai rencontré pour discuter de mon année à Baltimore et devant mon angoisse (et alors que je ne la connaissais que depuis environ 20 min) Claire, avec son délicieux accent, m'explique qu'elle vit dans une colloc à trois, et qu'une des filles lui fait faux bond pour aller vivre avec son copain, et qu'elle serait ravie de me voir vivre dans la chambre restante. Ni une, ni deux, c'est un deal! Et me voilà: Blackstone appartment avec mes deux nouvelles roomies. 

Claire:



Elle est vraiment a-do-ra-ble. Son français impeccable teinté d'un léger accent est vraiment trop mignon. Claire est une senior, ce qui signifie qu'elle va avoir sa graduation cette année: dernière année d'université. Elle fait de l'histoire et de la santé publique. La jeune fille est de surcroît on ne peut plus athlétique: au point de se lever pour aller au centre de sport le matin à 6.30 am, pour faire du spinning, un espèce d'engin de torture de l'ancien temps, qui se fait passer pour un vélo d'entraînement. certes apparemment c'est surtout pour le charme du coach, mais quand même. 

CHelsea: 



c'est celle qui est près de la fenêtre. C'est ma petite maman américaine. c'est une des filles les plus saines et les plus parfaites que je connaisse. CHelsea va au farmer's market bien plus tôt que moi le samedi matin, elle fait une cuisine trop cool, elle ne prend pas de poêle en teflon pour ne pas manger de l'anti-adhésif, elle court, elle fait de la flute. Elle est parfaite et elle est trop cool. 

Voilà pour l'environnement immédiat. Je vous fais un post rapidement sur les américains satellites, et ils sont nombreux ;) 


dimanche 12 septembre 2010

B.More

J'avais comme excuse que pour raconter des évènements, il faut d'abord les vivre, mais je dois reconnaître que 10 jours sans post, c'est un peu long. Mais ça y est les affaires reprennent et au bout de ces dix jours de dur labeur, de fêtes quelques peu endiablées et découvertes athlético-gastronomiques, je me dis qu'il faut que je fasse un post sur le cadre de tous ces exploits, l'arrière-plan de cette aventure: Baltimore city.

Baltimore (en anglais [bɒltɨmɔr]) est une ville du nord-est des États-Unis située dans l'État du Maryland.


Localisée au centre de l'État et au confluent entre la rivière Patapsco et la baie de Chesapeake qui donne sur l'océan Atlantique, c'est la ville la plus importante duMaryland avec 636 919 habitants en 20071. Avec Washington, D.C. située à une soixantaine de kilomètres, elle constitue une agglomération de près de 8,2 millions d'habitants, ce qui en fait la quatrième agglomération du pays2. Sa position centrale sur la côte Est des États-Unis en a fait historiquement un carrefour entre les États du sud et du nord.
Baltimore possède en outre la spécificité de n'être intégrée à aucun comté, ce qui en fait une ville indépendante depuis sa séparation avec le comté de Baltimore en1851.
Forte de sa position, la cité se développa en tant que port important. Porte d’entrée en Amérique du Nord pour de nombreux immigrants européens, la ville exportait autrefois de nombreuses marchandises vers l'Europe. Cette position stratégique lui valut également d’être le lieu d’une importante bataille navale lors de la guerre de 1812. Plus tard, la ville devint un centre naval de premier ordre et se développa également grâce à la sidérurgie. Alors que Baltimore était la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis en 1850, sa position est aujourd’hui bien différente après une forte baisse démographique depuis les années 1960. La ville essaie aujourd’hui de se redresser grâce à de nombreux projets de rénovation urbaine comme dans son port intérieur et grâce à sa culture. La ville est en effet le lieu où est décédé le poète et nouvelliste Edgar Allan Poe et de nombreux autres artistes. Elle accueille également plusieurs équipes sportives concourant dans les plus importantes divisions du pays" : c'est Wikipedia qui le dit. http://fr.wikipedia.org/wiki/Baltimore
Ce que la gentille encyclopédie libre et gratuite oublie de mentionner dans sa charmante introduction c'est que Baltimore, du fait justement de la difficulté que la ville a rencontrée pour se remettre de la crise industrielle, est aujourd'hui une ville extrêmement pauvre mais surtout la deuxième ville la plus criminelle des Etats-Unis. Pour les amateurs de séries américaines très bien filmées et très bien écrites je vous conseille "the Wire" (Papa par contre c'est non, parce que je sens d'ici le rapatriement en urgence) qui vous donnera dès la première scène de l'épisode pilote un aperçu de ce que peut être un quartier chaud de Baltimore. Toutefois, cet article est aussi là pour redorer le blason de cette ville étouffée entre ses deux grandes soeurs que sont New York et Washington. 
Le fait est que je ne suis pas partie pour Baltimore sans appréhension. Malgré la très poétique chanson de Joan Baez, les oui-dires n'étaient guère favorables pour la géante urbaine déclassée: pauvreté, misère sociale et violence en sont apparemment le lot quotidien. Mais en vivant ici depuis presque trois semaines, quelle surprise: cette ville est fantastique. De ce que l'on a pu constater jusque là, Bmore (comme la nomment les autochtones du ghetto) a en fait su se servir de sa diversité autant sociale que culturelle ou ethnique pour devenir une sorte de vivier où s'entrecroisent les projets de toute sorte. D'aucuns diront qu'il s'agit d'une sorte de terre promise pour undergrounds dégénérés, n'empêche que c'est fort appréciable et je vous le prouve tout de suite. 
Samedi dernier, j'ai réussi à faire se succéder un ensemble d'évènements qui à eux seuls valent le coup de se déplacer jusque the Great City. 
le Farmers' Market: 













le monsieur fait un smoothie en pédalant sur son vélo! fou!


Donc le farmers' market, c'est LE rendez-vous de tout étudiant de Hopkins qui ne veut pas finir obèse. Tous les samedi matins, les agriculteurs du coin viennent vendre leurs produits: une sorte d'AMAP géante!  C'est pas donné mais c'est joli et c'est frais, et surtout ça donne bonne conscience: vous ne pouvez pas imaginer comme votre âme est plus légère en sortant avec un panier (en toile, le plus hype étant le mien puisqu'il y a écrit "les paniers de séraphine" en français dessus!!!) plein de trucs verts et terreux!!! amazing! bon tout ça pour dire que c'est vachement bobo mais c'est très rigolo.

Community fair: donc une fois que vous avez fini, votre steak de tofu agrémenté de frites de patates douces et des germes d'herbes diverses, vous pouvez faire un tour à la community fair. Bon, ça, pour être honnête, ce n'était que ce week end mais c'était sympa. C'est surtout qu'on a eu plein de trucs gratuits donc c'était chouette! Le principe était le suivant: il est souvent reproché aux étudiants de Hopkins d'être un monde à part de la réalité baltimorienne. Pour remédier à cette légende urbaine (malheureusement dramatiquement vraie) les étudiants organisent parfois des sortes de petites fêtes pour faire connaître les activités de l'université aux habitants du quartier et se faire bien voir d'eux: cela donne des stands de hot-dogs et barbes à papa, des séances de peintures de visage pour les enfants et différents coloriages. Un peu démago et très "desperate housewifesien" mais sympa puisqu'il faisait beau.















la mascotte de Hopkins: non ce n'est pas un poussin transgénique, c'est un Blue Jay


Hampden Fest: dernier évènement de notre samedi décidément très chargé: Hampden fest. Là encore une habitude de nos voisins américains, décidément éminemment plus sociaux que nous: les fêtes de quartier. Tous les ans, chaque quartier organise sa petite "party" histoire que tout le monde se retrouve dans la rue pour papoter gaiement. Selon les quartiers, les fêtes sont plus ou moins hypes, et ce Week End c'était la plus hype justement: Hampden fest. Hampden est un quartier dont je vous ai déjà parlé: le quartier des hipsters: dont la définition est la suivante: 

"Hipsters are a subculture of men and women typically in their 20's and 30's that value independent thinking, counter-culture, progressive politics, an appreciation of art and indie-rock, creativity, intelligence, and witty banter. The greatest concentrations of hipsters can be found living in the Williamsburg, Wicker Park, and Mission District neighborhoods of major cosmopolitan centers such as New York, Chicago, and San Francisco respectively"

 c'est le Urban dictionnary qui le dit. http://www.urbandictionary.com/define.php?term=hipster. Pour ceux qui ne liraient pas la langue de Shakespeare dans le texte, ce sont des sortes d'ados retardés, adeptes de la contre-culture et fan de tout ce qui est hype. Et autant vous dire que Hampden est un vivier: friperies, course de toilettes sur roulette, concert de rock, gens tatoués, vêtements hippies et autres réjouissances... la fête fut grandiose. On a même réussi à redécorer notre salon avec de jolis impressions très années 50 acheté à un ancien employé du musée d'orsay (ce qu'il disait). 


















Clément s'essaye laborieusement au Houla-Houp








Woodstock bis (I) 


Woodstock bis (II) 





Chelsea et Claire( qui a nos deux supers nouvelles affiches sous le bras) 
spéciale dédicace à Bart: Le Basset-Hound est un chien par essence hipster! 

 Quand je vous dis que Baltimore déchire... venez nombreux et je vous fais des visites guidées gratuites. Sur ce je retourne à mes Readings, et vous promets que vous aurez bientôt un nouveau post sur les gens qui partagent mon aventure. XXX.







jeudi 2 septembre 2010

au tout début était ... la chaleur.



Entre la cuisson de mon steak (oui pas d'inquiétude je mange de la viande rouge) et de mes haricots verts (cf article précédent: le sport n'est pas une portion des 5 fruits et légumes nécessaires par jour), un post pour faire le point sur cette déjà quasi-terminée première semaine de cours. Car oui, ici les cours commencent tôt, trop tôt. Sachant qu'il fait encore 36° toute la sainte journée,  (ce qui ne fait que mettre en valeur le côté réfrigérant de l'air conditionné poussé à fond dans les salles de classe) et que le gazon d'Hopkins possède de charmants coins ombragés, que nous sommes encore plus ou moins tous plongés dans les tréfonds de l'enfer des meubles en kit, il est vraiment vraiment difficile pour tout le monde de se persuader que la rentrée est arrivée. Pour vous résumer la rentrée rien de tel qu'un petit précis de vocabulaire baltimorien:
Asiatiques: Le campus en est rempli, littéralement. Le fait est que Hopkins n'a aucun rapport d'échange avec l'étranger hormis son accord avec sciences po (trop la classe). Pour autant , ils drainent des étudiants japonais et chinois qui viennent des prestigieux lycées asiatiques, principalement dans les domaines scientifiques. C'est un des points par lesquels on reconnait la supériorité scientifique des US: ils sont près à parcourir le monde et à présenter des programmes suffisamment intéressants pour attirer dans leur pays de bons éléments étrangers qu'ils forment ensuite dans leurs université. Tout pour dire que le campus regorge d'asiato-américains hautement intégrés ce qui change un peu de la France.
Frat parties: il est temps de s'attaquer au mythe des Frat ou fraternité. Autant vous dire que dès qu'on a appris qu'il y avait des fraternités sur le campus un vent d'enthousiasme a secoué notre petit groupe de français. On allait enfin pouvoir voir en vrai ce qu'étaient ces organisations à moitié occulte qui nous font fantasmer depuis qu'on est en âge de regarder American pie. Je vis pour ma part avec deux charmantes jeunes filles qui sont dans des sororités. Rapidement, elles ont calmé le jeu avec cette phrase hautement révélatrive de nos attentes "we don't show our boobs to anyone" (pour ceux que l'idiome anglo-saxon exaspère "nous ne montrons pas nos seins à tout un chacun") La grande différence qu'il faut d'abord faire entre les "sisters" et les "brothers", c'est que les garçons vivent ensemble dans de grands buildings qui accueillent leur fraternité: autant vous dire que ça crée des liens. Les filles elles vivent séparément mais se retrouvent pour des réunions, se parrainent et surtout elles créent un réseau qui leur sera utile au moment de trouver un stage ou un job. Nous nous sommes aventurés plus avant dans l'expérience des frat parties au moment où l'on a découvert que les soirées importantes n'étaient pas celles organisées par le campus mais bel et bien au sein de ces grandes frat'houses. On nous avais prévenu et le résultat ne nous a pas déçu: leurs fêtes valent le détour. C'est loin d'être la débauche comme on le présente souvent, néanmoins force est de reconnaitre que les ricains savent faire la fête. Une seule question demeure pourtant: comment réussissent-ils à nettoyer après?
Grosmann: Ma grande découverte à JHU. En fait c'est une découverte plurielle. Les cours ici sont fantastiques c'est un fait. Loin de sciences po c'est agréable de réapprendre à réfléchir par soi-même. Les Américains centrent leur apprentissage sur ce qu'on appelle des readings: pour chaque cours on doit lire un certain nombre de pages de bouquins ou d'articles de journaux (laissez moi vous dire que parfois cela constitue un nombre de pages très conséquent) et on en discute ensuite en cours, chacun est amené à exprimer ses réticences vis-à-vis de tel ou tel théories, ses interrogations... c'est plus interactif et surtout plus épanouissant. Pour en revenir à Grossman, c'est mon prof de droit constit. Hormis le fait que j'ai eu grâce à lui un des plus grands moments de solitude de ma vie scolaire: petit quizz pour vous mettre en jambes: qui est le président de la cour suprême? euh... qui est le senior advisor de la cour suprême? ... euh. qui est le justice le plus âgé de la cour suprême? euh... qui l'a nommé? toujours pas non!!! Pour autant ce type est simplement formidable (pas très sexy, tapez son nom sur google pour voir) mais génial. Il rend le droit constit américain passionnant (ce qui est une prouesse croyez moi) et est d'une disponibilité incroyable vis à vis de ses élèves, ce qui change, soit dit en passant...
Hampden: découverte de la journée. Nous sommes allés visiter les alentours de l'université, histoire d'agrandir notre périmètre à autre chose que les quatre rues dans lesquelles nous vivons. Bien nous en a pris: nous avons pu visiter ce formidable petit quartier qui est à lui seule une explication de ce pourquoi Baltimore est considérée comme l'avant-scène underground des US. Dans la rue principale se succèdent des petits magasins de friperies et les cafés bio, sur les trottoirs circulent une faune multicolore (souvent tatouée) plutôt guillerette et très arty. Chloé et moi nous nous sommes promis de découvrir plus avant ce coin de paradis pour chineurs du dimanche qui regorgent de vêtements vintages et de bijoux de la même espèce. exciting.
Let's go back to the readings now.

  Chloé et les chapeaux... 


Aymeric a fait un trouvaille! 


Clément ou la fée Carabosse. 





les fripes ça ne va pas à tout le monde...



Trois grands garçons en train de faire mumuse dans un bar de Hampden

Il faudra cependant que je vous parle absolument sous peu de la formidable piscine de JHU: le paradis sur terre....